Le Cœur Arrière

Aujourd’hui, je vous présente le livre « Le Cœur Arrière » d’Arnaud Dudek aux Editions Les Avrils.
L’évolution du personnage m’a inspirée pour vous parler, une nouvelle fois, de Rock Water.

Separateur

Le plaisir de la performance

C’est l’histoire de Victor qui vit seul avec son père. Un jour qu’il rentre chez lui, il voit un homme s’entraîner au saut en longueur.
« Son pied droit griffe soudain le sol, et voici qu’il rejoint l’air, oui, voilà qu’il vole durant quelques fractions de seconde » ; Victor se prend à rêver : « cela doit être extraordinaire de courir, puis de s’élever ainsi. On doit se prendre pour le fils du vent ».

Il s’inscrit alors dans le club communal d’athlétisme puis, commencent les compétitions. Victor a un objectif en tête : devenir champion de triple saut. Pour l’atteindre, il redouble d’efforts.
« Il s’entraîne partout, même dans la neige, il saute, le matin de Noël, il improvise des courses d’élan dans l’allée du garage…. C’est merveilleux de courir, c’est merveilleux de sauter parce que c’est impensable»
« … Il éprouve tant de plaisir à dépenser son énergie sur la piste, se consume avec une sorte d’ardeur appliquée. »
La recherche de la perfection elle-même est plaisir autant que le but à atteindre. Victor se réalise dans ses performances et s’y consacre corps et âme pour les améliorer.

 

Separateur

Quand le plaisir s’efface devant l’intransigeance

Bientôt, Victor est repéré par un coach sportif qui lui donne d’intégrer une école pour athlètes professionnels. Commence pour lui un entraînement intensif sous la férule d’un coach autoritaire, une émulation d’équipe, les joies du succès mais aussi une vie difficile pour un jeune adulte…
« Sa vie d’espoir est monacale. Pour continuer à glaner des médailles, comme aux championnats de France cadets en salle -…- il se couche tôt, se lève tôt, ne boit pas, ne fume pas, ne mange que ce qu’on lui recommande. Les rares fêtes auxquels il participe se termine bien avant minuit. » 

Ses sensations de jouissance dans le triple saut s’estompent petit à petit jusqu’à en perdre le goût de courir et sauter. Au fil de la lecture, on voit Victor s’abîmer dans une vie de sacrifices sensée faire de lui un champion, jusqu’à en perdre le sens.

L’histoire de Victor décrit parfaitement l’émotion Rock Water ressentie lorsqu’on s’impose une vie stricte où il n’y a plus de plaisir, où seul compte le but à atteindre.

Separateur

Rock Water, le plaisir retrouvé

Après une période difficile pour Victor qui l’amène à renoncer à être un athlète professionnel, nous le retrouvons sur la piste en train de s’entraîner.
« Premier saut.
Deuxième saut.
Troisième saut.
Suspension.
Et puis réception.
Un record vient peut-être d’être battu…. Mais ce n’est pas important.
Ce qui compte, c’est ce que disent les yeux du jeune homme, lorsqu’il se relève, et quitte lentement la fosse de saut.
 »
Le livre se termine sur cette dernière phrase et j’aime à penser que ses yeux disent tout le plaisir qu’il a retrouvé dans ce saut. Rock water nous remet en contact avec le plaisir perdu dans une vie trop stricte.

Bonne lecture !

Hélène

Separateur

Envie de partager cet article ?

Laisser un commentaire